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La dernière rencontre "Elkar'topa # 4" de l'année a eu lieu au collège ! Suite aux différents invités sur les thèmes de la pelote, de la danse et des activités nautiques, des rugbywomen et rugbymen sont venus ce jeudi 28 mai au collège : Manex Ariceta (AB), Ekain Imaz (BO), Thais Trounday de l'équipe Baionako neskak et Idoia Beristain des BO-tés (ancienne élève !) !!!

Pendant la pause déjeuner, 40 élèves de 6 / 5èmes et 24 élèves de 4 / 3èmes, tous volontaires, se sont rassemblés au CDI.

Dans un premier temps, ils ont répondu à un questionnaire :

Suite à leur présentation, ces jeunes de 20 - 25 ans nous ont expliqué pourquoi ils ont choisi le rugby ; certains l'ont appris dès leur plus jeune âge, d'autres ont préféré changer de sport alors qu'ils avaient débuté au football, à la gymnastique, au handball ou à l'UNSS du lycée... Mais dans leurs familles, toutes et tous avaient la même passion : le rugby !

Au niveau des besoins, comme dans tout domaine, ils ont souligné que les compétences physiques et le travail sont primordiaux, mais que chaque physique ou chaque personne a sa place au rugby.

Malheureusement, il y a des différences au niveau du genre, que ce soit au niveau de la ligue ou du salaire, mais aussi dans l'utilisation des terrains et/ou à la télévision, mais que de plus en plus de filles se mettent à jouer au rugby et c'est encourageant car c'est un sport pour tous .

Pourquoi jouer en Iparralde ?  Pour Ekain de Beasain et Manex d'Hernani, être appelé à jouer dans une équipe nationale est une chance, un honneur (sachant qu'ils ont toujours joué en hegoalde), car le niveau est beaucoup plus performant en ayant des équipes près de chez soi. Pour Thais d'Ustaritz et Idoia de Ciboure, vu que peu de filles jouent au rugby, il était évident pour elles de jouer dans les équipes qu'elles suivent depuis toutes petites (Bayonne ou Biarritz).

Ce que le rugby leur apporte : avoir beaucoup d'amis, vivre une passion, voyager, réaliser un rêve c'est très beau.

Les pires moments : Pour Idoia, ses débuts avec un niveau médiocre et pour les garçons, les périodes longues d'arrêt de sport pour blessure.

Les meilleurs moments : Gagner des championnats, obtenir le niveau et les résultats après avoir travaillé, jouer dans une équipe et pratiquement tous les matchs. Thais se rappellera toujours de la victoire en Fédérale 1 féminines au Championnat de France. Idoia de son côté, se rappelle qu'à ses débuts il n'y avait pas d'équipe féminine et que de commencer à zéro et de parvenir à gagner la finale la même année et en plus, d'avoir été prise par la suite dans l'équipe de Biarritz a été un plaisir. Quant à Manex, grand supporter de la real Sociedad, de jouer contre La Rochelle chez lui, au stade Anoeta a été un de ses meilleurs souvenirs.

Ils ont parlé des différentes protections portées durant les matchs : le casque, le protège-dent (et pour les professionnels avec un gps intégré afin de gérer les chocs à la tête), le protège clavicule et des straps.

Enfin, ils nous ont précisé la place de l'euskara dans leur vie et dans le rugby : les quatre bipèdes ont l'euskara comme langue maternelle ou l'ont appris à l'ikastola, ils le pratiquent donc depuis tout petit. Ils soulignent que cette langue a contribué à la communication entre joueurs du Nord et du Sud, bien que malheureusement elle ne se pratique pas assez sur le terrain. Par contre, ce sont souvent des mots en euskara qui sont utilisés pour les combinaisons de touche.

Ce qui est clair c'est qu'au rugby, même si l'on est plus pour un club que pour un autre, les basques ont une forte amitié entre eux, le lien principal !

Dans un deuxième temps, ils ont montré quelques photos d'eux (lorsque les filles ont été championnes, match à Anoeta, quelques photos d'autres matchs...) et les maillots de clubs / crampons qu'ils avaient portés.

Dans une dernière partie, après un sondage pour savoir qui était pour Bayonne ou pour Biarritz, les invités ont répondu aux questions des élèves. Quel poste ils occupaient ? Quel était leur meilleur match ? etc...

Pour terminer, ils ont pris des photos de petits groupes et signé des autographes !

Cette rencontre très intéressante aura même suscité à certaines filles de 5ème l'envie de commencer le rugby !

Un grand merci à Manex, Thais, Ekain et Idoia pour leur riche témoignage et à tous ceux qui y ont participé !

Vive le sport ! Vive les copains ! Vive l'échange inter-générationnel "Elkar'topa" !